News: ''Altérités'' à la galerie Contretype


© Lionel JUSSERET, série Kinderszenen, 2011-2017

23-05-2019

La galerie Contretype, à Bruxelles, présente ''Altérités'' (du 5 juin au 1er septembre 2019): une exposition collective mettant en avant 5 artistes photographes qui utilisent leur art pour aller vers l'autre. Invitation au vernissage avec Carte PROF.

Du 5 juin au 1er septembre 2019, Contretype présente l’exposition collective ALTÉRITÉS.
Commissaire de l’exposition: Danielle Leenaerts.

«L’altérité révèle, si on l’approfondit, toute une série de paramètres, qui démontrent au contraire la complexité de cette notion et évoquent étonnamment la procédure photographique elle-même.» (Danielle Leenaerts). C’est ce que propose d’aborder l’exposition Altérités, à travers le regard de cinq artistes utilisant la photographie comme moyen pour atteindre l’autre.

  1. ANTONIO JIMÉNEZ SAIZ, NO NOS APRENDEN A MORIR, 2017

C’est dans le gris qu’Antonio Jiménez Saiz trouve la juste nuance d’une réalité complexe, qui ne se situe ni tout à fait dans la vie, ni tout à fait dans la mort, mais dans la temporalité de quelqu’un qui n’a plus que des bribes de souvenirs. Le photographe décline son histoire individuelle en une fable sur la perte de la mémoire qui entraine une réflexion plus universelle sur l’altérité.*

  1. LIONEL JUSSERET, KINDERSZENEN, 2011-2017

À travers les 13 chapitres de la série Kinderszenen, Lionel Jusseret entreprend un voyage onirique, à la fois naïf et angoissant, souvent mystérieux. Cette longue suite d’images porte un regard à la fois anthropologique et poétique sur des enfants dits autistes. Ce regard amène le spectateur à questionner notre perception de l’autisme, qui manque souvent de poésie et d’innocence.*

  1. MICHEL LORIAUX, SEUL AVEC LES AUTRES, 2015

Michel Loriaux prend ses photographies là où personne n’aurait posé les pieds naturellement et cherche à évacuer les lieux communs afin de laisser place à l’instant décisif qu’évoquait Cartier-Bresson. Cet instant, c’est celui de l’altérité, que le photographe a observée pendant deux ans, en partageant de nombreux moments avec des enfants autistes.*

  1. FANNY LE GUELLEC, TÊTES PERDUES, 2015

Fanny Le Guellec, à la fois photographe et éducatrice, s’intéresse à des thèmes tels que la folie et la marginalité. Dans cette série, elle pose son regard sur la Bastide, un centre d’hébergement pour adultes connaissant des situations difficiles telles que des troubles psychologiques. Son travail s’inscrit dans un dialogue avec l’autre, où la norme est sans cesse remise en question.*

  1. SABINE MEIER, AUTOPORTRAITS, 2000-2006

«Rien ne me prédestinait aux autoportraits: en tant que personne, je ne m’intéresse pas beaucoup et photographier des humains -fut-ce moi-même- me tétanisait. C’est le projet de reconstituer un événement, dont j’avais été l’un des protagonistes treize années auparavant, qui a produit le premier autoportrait, Me voyant d’où il me voit (reconstitution). […] L’autoportrait est une adresse à l’autre, mais empreinte d’une grande mélancolie, parce que l’autre toujours manque, décalé dans l’espace et le temps.» Sabine Meier

*Textes: David Grançon

 

VERNISSAGE LE MARDI 04/06/2019 DE 18 À 21H EN PRÉSENCE DES ARTISTES.

 

 

 

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