News: On a perdu une guerre mais on a gagné le sens de la lutte


29-10-2018

Voilà une phrase qui résume parfaitement la reprise de Pas Pleurer (prix Goncourt 2014, prix de la Critique 2017) au Poche à Bruxelles du 6 au 24 novembre. Mener un combat contre la bêtise, quel que soit l'issue de celui-ci, est déjà une victoire en soit. Prix réduit avec Carte PROF.

Il s'agit du récit par Lydie Salvayre, de l’histoire de sa mère Montse, plongée dans la guerre civile espagnole, à l'été 1936. Montse, qui avait quinze ans à l'époque, en a aujourd’hui nonante. Elle est en proie à de gros troubles de mémoire, et a tout oublié de sa vie, excepté cette courte période.

Devant sa fille, avec qui elle partage « une petite anisette » qu'on devine strictement interdite par les médecins, elle raconte son petit village perdu en Catalogne. La vie n'y a pas changé depuis le Moyen-Age, rythmée par les récoltes d'olives, les mariages arrangés, son frère Josep, fraîchement converti aux thèses anarchistes et son rival stalinien Diego, les premières tentatives de collectivisation, l'irruption de cette idée que, peut-être, tout pourrait changer… Puis la guerre et l'exil...

« Pas pleurer », c'est l'injonction que répète Montse à sa petite fille , sous les bombardements fascistes, alors qu'elle fuit son pays, qui tombe aux mains des franquistes.

« Pas pleurer», c'est aussi ce que nous dit Lydie Salvayre, alors que nous avons toutes les raisons de pleurer devant la bêtise humaine, aujourd’hui comme hier. Ne pas baisser les bras. Ne pas avoir peur.

 

 

 

 

 

 

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