News: Crever d’amour


09-02-2017

L'auteure revisite un des mythes fondateurs des sociétés actuelles, Antigone, en le transposant en Afrique, au lendemain d'une énième révolution. Au Rideau@Jacques Frank du 14 au 25 février. Avec Carte PROF, prix réduit et trois fois deux entrées offertes

Dans un pays d’Afrique, au lendemain de la guerre civile, un nouveau pouvoir tente de s’imposer. Au nom de la modernité, il fait table rase de l’ancien régime, des croyances traditionnelles et séduit une jeunesse avide de jouissance et de liberté. Une adolescente refuse ce déni d’histoire. Elle veut redonner la parole aux morts. Elle s’appelle Antigone.

L’auteur belge Axel Cornil, 26 ans, interroge les valeurs de la civilisation occidentale en revisitant un de ses mythes fondateurs : Antigone, de Sophocle. Frédéric Dussenne et le chorégraphe burkinabé Serge Aimé Coulibaly réunissent des acteurs belgo-africains pour réinventer la tragédie antique.

Selon Axel Cornil, "Le monde se radicalise autour de deux politiques majeures. Celle du néolibéralisme, du marché dérèglementé; et celle du repli communautaire, notamment l’identité religieuse. Créon et Antigone pouvaient incarner cette bipolarité des conflits mondiaux. Par ailleurs, nous vivons en Occident un trouble de la mémoire et du rapport à nos morts. Ce dont parle Antigone, c’est comment construire un État qui ne nie pas tout. J’écris un texte qui parle de notre jeunesse, de notre colère."

"Crever d’amour propose une lecture du mythe où la jeunesse arrive au premier plan, explique Frédéric Dussenne. Le chœur cette fois n’est plus composé des vieillards mais d’adolescents. C’est la fin de la guerre civile, les jeunes guerriers de notre tragédie ont survécu aux massacres. Ils font la fête sur les ruines. À même le champ de bataille. Une fête violente. Excessive. Dangereuse. La bière coule à flots. Le désir est sauvage. Incontrôlé. Ça manque de femmes. Ça se sent. Ils n’ont presque plus de mots, plus de langue. Ils veulent jouir. Rien d’autre. C’est leur lot. Ce qui leur est laissé par le pouvoir. Ils n’ont pas de passé, ne veulent plus entendre parler d’Histoire. Ils vivent dans l’illusion tyrannique du présent éternel."

Le Rideau@Jacques Frank et Carte PROF vous offrent trois fois deux entrées pour la représentation du 14 février (20h30). Cliquez sur le lien ci-dessous, rubrique "Avantages". Le Rideau étant actuellement en travaux, la pièce sera jouée au centre Culturel Jacques Frank, 94 chaussée de Waterloo à 1060 Bruxelles

 

 

 

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